• C'est l'aventure de Jimmy , ancien para comme moi , qui m'a fait rire le plus . Mon copain Jimmy a toujours eu beaucoup de problèmes avec les femmes . Faut dire qu'il est beau , qu'il a les yeux bleus et qu'il sent bon le sable chaud .....non qu'il sentait bon le sable chaud.......quand il est revenu d'Algérie dans les années cinquante .
    Bien plus grand que moi , des épaules de déménageur , il impressionne les mecs et fait pâmer les gazelles .
        L'officine d'Enquêtes en tout genre et de protection de personnalité , qui l'a embauché est dirigé par Gérard , un ancien para aussi . Cela fait maintenant plus de quinze ans que Jimmy fait ce métier . Mais écoutons le , raconter cette histoire ........
     
        Ma coéquipière , l'ex capitaine Mélanie de Pontpetit , sachant que nous devons aller rechercher un personnage important dans un château , a revêtue une robe longue , très chic qui moule son corps a merveille . Mais comme elle a plus l'habitude de la mini-jupe ou du pantalon , elle se prend le pied dans sa robe , plonge a l'horizontale dans la voiture dont la porte , heureusement est ouverte, se retrouve a plat ventre sur le siège passager et la tête entre mes cuisses ......

    - Mélanie , retire toi de la , les passants vont appeler police-secours et monsieur le curé va être choqué ......

        Elle se redresse furieuse de mon refus d'apprécier la situation . Elle réfléchit deux secondes ,repart en courant , jupe relevé au dessus du genou , complètement décousue sur le coté et reviens toujours en courant en minijupe . Celle d'aujourd'hui ressemble a un kilt écossais mais en beaucoup plus court . Les cuisses de Mélanie attirent un petite caresse de ma main . Elle aime bien ! Et la petite culotte de Mélanie est affolante de dentelles et de transparence .

        Notre patron nous a doté d'une berline aux vitres fumées et légèrement blindée ....... on pourrait vous jouer une symphonie en 9 m/m , a-t-il précisé !
        Un homme averti en valant deux , avec Mélanie nous serons quatre . Dans notre palace roulant , qui roule sans bruit , elle viens de s'endormir . La démone , capable   d'escalader l'Everest et de descendre au plus profond des océan , est comme une enfant , a moitié allongée sur la large banquette de la Beaulieu , sa tête appuyée sur ma hanche . Par moment je lui caresse les cheveux et je vois comme un sourire sur ses lèvres .
        Les huit cylindres de la "bête" ronronne souplement et endorment encore plus ma belle équipière . Après Orléans
    la route bien droite me permet de lancer notre carrosse a près de 140 ..... son maximum malgré le moteur un peu trafiqué .
        Mais après Limoge je suis bien obligé de ralentir . C'est seulement vers 8 heures du soir que nous découvrons cette minuscule vallée dans cette région des Causses .
        Le Château semble accroché a la paroi , presque en équilibre instable , accessible par une route , dont certains virages m'obligent a manoeuvrer . Une silhouette se dégage de la paroi a l'amorce de la dernière rampe . C'est une jeune et jolie femme ......je vais vous guider me dit-elle car votre voiture est bien large pour notre petit château . Marchant devant le capot , j'ai tout loisir d'admirer un petit cul serré dans un jean délavé .
        Le passage sur le pont-levis est un grand moment et si elle ne m'avait pas guider , j'aurais pu mettre une roue dans le vide . En souplesse je gare mon paquebot dans une grande cour que ne laissait pas supposer ce gros tas de pierres .
        Surprise ....pour moi , Mélanie saute au cou de notre guide !

    - Jimmy je te présente , le lieutenant Sophie de la Roche   mon ex-adjointe du 2eme bureau.......
    - Sophie je te présente Jimmy , mon équipier , mais attention c'est un grand prédateur......dit-elle en éclatant de rire .   
    - Mélanie ,tu sais bien que je n'ai pas peur du loup .....en me  regardant avec un sourire ravageur .

        Mais ça va pas recommencer . J'en ai assez de jouer les faux-mâles dominants , alors que ces faibles femmes n'ont qu'une envie , m'ajouter a leur tableau de chasse . Je suis sauvé par l'arrivée de trois séminaristes , des grands radis noirs , accompagnés de leur mère , aussi austère que ses triplés . Regardant Mélanie elle précise .....
    -ma fille il faudra vous habiller pour le dîner ,votre tenue est indécente .......
    -cousine c'est la mode a Paris lui répond Sophie .....
    Le regard méprisant qu'elle reçu en retour lui fit comprendre qu'au château , la mode de Paris était détestable . Pendant  ce temps , Mélanie , se penche, sous un vague prétexte , sur ses chaussures , fait admirer sa petite culotte , aux trois boutonneux , qui deviennent rouges , a la limite de l'apoplexie . Je sens que tout cela va tourner au drame , je chope Mélanie par le bras , l'enmenne vers notre guimbarde et en passant devant Sophie " Par saint Michel et tous les saints , trouve lui une robe , vite avant que les radis noirs lui sautent dessus ! "

        Un grand silence s'en suivit . Tout rentra dans l'ordre sauf que pour Mélanie , la robe , prêtée par Sophie , la moule tellement qu'elle me semble plus "'indécente" que le kilt . Avec le kilt elle montrait sa petite culotte , avec la robe au tissus léger, ce sont ses seins libres et sans soutien gorge , qui dessinent un rêve de séminariste .
        Les deux jeunes femelles papotent comme des midinettes se racontant leurs premiers amours . Mais autour de la table , point de "client" ! Ou nous cache-t-on ce personnage si important ? Et pourquoi a-t-il besoin d'une voiture blindée et de deux gardes du corps , spécialisés dans les coups fourrés , nous !
        Un des trois radis noirs m'apprend que le causse au-dessus du château s'appelle le Causse du Diable . Comme il a l'air un peu plus ouvert que les autres je lui demande s'il connaît le but de notre visite......
    -oui bien sûr , ramener a Paris Monseigneur Lecoin et la jeune demoiselle qu'il a sauvé des griffes de la mafia ......on dit que c'est sa nièce . Elle se drogue et a suivit volontairement un mafioso . Monseigneur a réussit a  la  faire enlever pour la sauver de l'enfer ......
    -est-elle heureuse de cet enlèvement ?
    -pas réellement , notre médecin a du lui faire une piqûre pour la calmer ..... elle était comme folle !
    -autrement dit , elle n'apprécie pas votre Paradis .
    -mon frère il ne faut pas blasphémer me répond le radis noir avec un ton pincé ......

        N'ayant plus qu'une chambre de libre , Mélanie a hâte de se retrouver seule avec moi . Car pour elle nos missions communes lui permettent de m'enlever à Ninette ....pour une nuit ! J'ai compris que de toute façon , quoi que je fasse elle arrivera a ses fins .
     
        Mais elle m'apprend que c'est pas la nièce mais sa fille , celle que nous devons protéger , Monseigneur ayant batifolé avec une jeune oiselle dans un château d'une organisation caritative catholique . Les voies du seigneur sont impénétrables mais pas celle de l'ex-demoiselle Lecoin de la Haute Borne ....... jeune soeur de Monseigneur Lecoin . Il s'en passe des choses dans nos campagnes profondes . Monsieur le comte de la Haute Borne couche avec ses filles et le frère aîné engrosse sa plus jeune soeur .
        Mais les hauts murs de ces propriétés provinciales ne laissent pas filtrer les turpitudes de ces oiselles qui , tous les matins , têtes baissées , mains jointes , se rendent a la messe .
        Par moment je me demande si Mélanie n'est pas plus saine que ces fausses pudiques de bonne famille . Mélanie aime l'amour , elle aime le faire et ne s'en cache pas . Elle n'a jamais pensé un seul instant que cela pouvait être un péché a confesser . La confession , pour elle , c'est un truc bizarre , elle considère les curés comme des voyeurs et depuis qu'un de ces grands radis noirs a glissé une main sous sa jupe , au catéchisme , elle fuit tout ce qui s'appelle religion . Mais elle ne subit pas son partenaire , elle le choisit !

        Ce matin , nous sommes prêts a embarquer nos clients et Sophie nous accompagne . Les deux filles sont en tenue camouflée , Monseigneur et l'oiselle aussi . C'est Sophie qui l'a voulu ainsi . Sophie et Mélanie ont de velléités de commandement qui m'énervent . D'un ton rogue je remet tout ce petit monde au pas et donne l'ordre de départ . 
        Les deux rambos femelles sont a coté de moi sur la banquette et Sophie appuie sa cuisse contre la mienne sous l'oeil noir de Mélanie . Copines oui , mais pas partageuses . Je m'attendais a une possible attaque du mafioso mais pas a un problème avec les deux souris . Ils ont du droguer la fille-nièce car elle est complètement amorphe .
        Par précaution nous ne prenons pas la route normale sur le causse , le causse du diable avait dit le radis noir . Mais je dois freiner brutalement , un tracteur agricole venu de nulle part , s'immobilise devant nous . Un homme en  saute avec une arme a la main....... vacille sur la route , car Sophie , s'éjectant de la voiture ,     après un roulé-boulé magistral l'a salué de deux bastos (balles) en plein buffet .
        Le Monseigneur s'est couché sur sa fille sur le plancher entre les sièges pour la protéger mais elle hurle a plein poumon et tétanise un deuxième larron qui finit sous le talon de Mélanie ....hurlant lui aussi . Il est vrai que ma coéquipière lui a drôlement savaté les choses ..... qu'habituellement elle caresse !
        Mais le plus cocasse c'est que le pantalon de Mélanie , trop grand pour elle, lui tombe sur les souliers , elle s'en extrait prestement pour faire face a un troisième individu , qui a la vue de cette petite culotte si rigouillarde a une seconde d'hésitation ......mortelle pour lui . Il bascule dans le petit ravin en crachant ses poumons .
        Le mafioso qui sort de la grosse berline a hurlé .....trop tard .....je la veux viv....anteeee...... et me regarde avec des yeux étonnés avant de s'affaler avec une dague effilée dans la poitrine . En me retournant je vois le sourire de Sophie qui n'a pas loupé sa cible . Le deux derniers occupants de la limousine noire fuient en courant mais les balles de Mélanie , bien appuyée , sur un petit rocher , les culbutent sur les bas-cotés .
        Ainsi une équipe mafieuse de six individus a été anéantie en moins de cinq minutes par mes guerrières . Le
    Monseigneur semble avoir pris plaisir a sa situation couché sur des rotondités agréables . Leur propriétaire s'est rendormie ......
        Mélanie a donc encore trouvé le moyen de faire admirer cette petite culotte . L'évêque , faux-jeton , lui demande de se rhabiller et j'ai juste le temps de mettre ma main sur la bouche de la belle , dont les yeux font des éclairs , pour éviter les noms d'oiseaux qu'elle allait lui destiner .
        J'avise le patron qui fera , comme d'habitude le nécessaire avec le pouvoir civil . Mais Sophie jalouse de l'effet de Mélanie en petite culotte , décide qu'il fait trop chaud et je me retrouve avec deux minettes presque a poil !
        Le reste du voyage se partagera entre les grognements de l'évêque qui s'est remis en tenue sacerdotale et les ronflement de sa fille a qui il a fallut injecté une autre dose pour qu'elle se tienne tranquille . Quand a mes deux terreurs , elles se sont rhabillées avec des mini jupes tellement courtes que l'évêque a manqué d'en avaler son chapelet .
        Ce matin dans le bureau du patron les filles se trémoussent sous les félicitations de Roger .
    - Jimmy , j'ai une bonne nouvelle pour toi , j'ai reçu l'accord de ses chefs pour que Sophie rentre tout de suite dans ton équipe.........
    -noonnnnnnn ........
    - si ....et tu vas avoir les deux plus belles anciennes espionnes a ton service .....
    - Au secours !

        Décidément la vie n'est pas un long fleuve tranquille .....


    2 commentaires
  •     Ce matin là , Jimmy a beaucoup de mal a sortir du lit , Ninette le rattrape a chaque fois qu'il essaye de se lever , la gourmande ne veut pas lâcher son beau mâle . C'est vrai qu'il est tôt , le soleil , peine a éclairer le Génie , la haut sur sa colonne . Les "poubelleux" commencent a ramasser les ordures dans la rue du Faubourg St Antoine . Paris s'éveille et le beau para doit être avant midi dans un bled paumé de province .
        Mais aujourd'hui c'est un mission partagée avec la belle Mélanie , devenue une grande copine de sa Ninette . Comme d'habitude , il a du mal a rentrer dans la petite Austin et comme d'habitude Mélanie lui roule un patin . Il a beau essayer de lui échapper , rien a faire , elle ne sait pas l'embrasser autrement ....... sauf si Ninette est présente .
        Elle lui rappelle parfois que dans l'affaire du château de Vallempré , ils avaient été amants . Alors....!
        Mélanie a tout de suite adoptée la nouvelle mode qui fait fureur , la fameuse mini-jupe et dans la petite Austin il ne cache plus rien ce bout de tissus . Les cuisses de Mélanie seraient capables de mettre le feu dans un monastère . Et Jimmy n'a rien d'un moine , et puis il évite de rendre Ninette jalouse ........ alors il regarde ailleurs .
        Le démarrage de la mini , dans la fraîcheur du petit matin , sous le coup d'accélérateur de la belle , raisonne rageusement entre les immeubles du Richard Le Noir . Il faut dire que la Mélanie a vampé les mécanos du garage de la Préfecture de Police  qui ont fait de son moteur un monstre , qui te fiche un coup de pied au cul a chaque accélération . Je ne sais comment elle s'y est prise mais elle a réussit a garer sa boite de conserve , chez les flics .
        Le petit bolide s'est extrait de la circulation parisienne rapidement non sans avoir déclencher un concert de sifflet a roulette des pauvres flics , ahuris des excès du petit monstre .
        Dans un léger ralentissement , deux motards les rattrapent , la reconnaissent , la saluent , mais lui demande  de mettre la pédale douce . Vers midi ils s'arrêtent devant un restaurant de routiers ....mais laissons parler Jimmy .........
       
        Dire que notre entrée n'est pas remarquée ....... serait faux. Un concert de sifflement accueille les cuisses de Mélanie , j'apprécie pas .....
    - bon les gars ça va comme ça ......
    Un grand baraqué se lève , viens vers nous ......
    - hé p'tit tu cherche la bagarre , j'vais te faire voir qui commande ici ..... l'oeil mauvais en se dirigeant vers moi !
        Ni lui , ni moi , n' ont eu le temps de faire quoi que ce soit . Il s'est retrouvé le nez sur le carrelage , un bras tordu et Mélanie un genoux sur son échine ....... Il y a eu un grand silence ... dont j'ai profité pour dire ....
    - et ça , ce n'est qu'une peccadille , nous sommes capables de faire mieux .....
        Le rire de Mélanie éclate et fige les gros bras , elle a relâché sa proie qui reprend sa place , en frottant son épaule douloureuse....tête basse . Personne ne bouge et la patronne prend Mélanie par les épaules et dit a la cantonade , avec un grand sourire ......
    - vous voyez les julots , les couilles ça sert pas toujours ....et ajoute ....venez ma belle j'm'en vais vous préparer la plus belle table pour vous et votre mari ..... non équipier , seulement équipier , réplique Mélanie en passant sa petite langue sur mes lèvres .
        Les julots en question sont a la limite de l'apoplexie et je sens que plus d'un , voudrait être a ma place . Ces durs sont en réalité des tendres , simplement des hommes qui font un travail difficile , des hommes d'un grand courage , la route n'est pas un travail de mauviettes , et je les respecte .
    Aucun , en partant vers son bahut ( camion) , n'oublie de venir saluer Mélanie .
        Je crois qu'on parlera longtemps sur les nationales qui montent vers l'est de la terreur en mini-jupe .
       
         Mais au fur et a mesure que nous avançons vers le but de notre voyage , je sens que la belle Mélanie appui moins fort sur l'accélérateur un brouillard léger s'effiloche autour des buissons et des roches rendant le paysage fantasmagorique et inquiétant .
        Un dernier coup d'accélérateur pour vider les cylindres , comme lui ont conseillé les mécanos de la P.P et Mélanie coupe le contact dans la cour de l'Auberge .
        Une serveuse renfrognée prend nos valises et sans un mot nous amène a notre chambre . Notre patron nous a annoncé , alibi voulu , comme un couple de jeunes mariés et de ce fait n'a retenu qu'une chambre . Il va falloir que je réfrène les ardeurs de mon équipière . Mais c'est l'alibi absolu a dit Gérard , mon patron , vous devrez vous comporter comme des jeunes mariés ..... Mélanie en passant , sa petite langue sur ses lèvres , a déclenché l'hilarité de mon boss .
        La patronne de l'Auberge de la Cascade, il n'y a pas de patron pour le moment , nous salue et sourit gentiment , heureuse d'accueillir des jeunes mariés . Les femmes , j'ai remarqué , sont toujours sensibles a la "qualité" de jeunes mariés ...... souvenirs émus de la nuit de noces ....peut-être !
        Demain nous commencerons notre enquête , pour le moment c'est bonne chère et champagne offert par la patronne . Dans la chambre , Mélanie rit comme un petite folle car je vais être obligé de coucher dans le même lit ,pour rendre plausible notre état matrimonial . Mais sur mon insistance elle a mis un pyjama et même .......a la russe pour m'éviter la tentation de ses seins .
        Mais je n'évite pas ses lèvres chaudes.....pour me souhaiter une bonne nuit . Le lit étant large , j'évite le contact charnel en me recroquevillant au plus près du bord du matelas . Tiens elle a l'air de dormir....ouf , bonne nuit les petits !
        Vers 5 h du matin , je me réveille en sursaut , elle est couchée sur moi , elle est nue et réveille ma libido inconsciente par une lente reptation dont elle a le secret . J'essaie de me dégager mais j'ai droit a tous ses artifices amoureux , auxquels , je n'arrive plus a résister ....... c'est une diablesse Mélanie .... quand elle fait l'amour .
      
        Lever tôt , après un bon café , bien fort , tous les sens en éveil , nous commençons notre enquête . L'individu dont nous devons connaître le maximum sera  C1 soit cible 1 car il est possible que notre enquête nous fasses découvrir  d'autres cibles . Désigner un "client" comme une cible , c'est la manie de Mélanie qui n'a pas oublié qu'elle fût officier de l'armée Française ....dans un service de Renseignement .
        A midi nous avons déjà un idée du C1 et elle n'est pas bonne , les gens baissent la tête et ne répondent pas quand on leur demande qui habite cette grosse bâtisse qui ressemble plus a une prison qu'a une maison bourgeoise .
    Mélanie est experte en conversations , apparemment légères , qui sont en réalité de véritables interrogatoires
     . Pendant qu'elle babille avec les commerçantes du village , heureuses de l'intérêt que leur porte une jeune mariée parisienne , j'observe l'entrée de deux grosses berlines aux vitres teintées dans la cour de C1 .
        La patronne de l'Auberge nous a préparé des spécialités locales que nous arrosons d'un vin de la région d'une bonne année . J'ai l'impression qu'elle nous gâte mais Mélanie s'inquiète de ce que je consomme car elle a peur que je sois rétif a une séance amoureuse d'après repas.....la sieste des jeunes mariés . Je m'allonge sur le lit et je fais celui qui dort .
        La divine bourrique viens voir de plus près si je dort vraiment en me promenant son soutien-gorge sous mon nez . Mais je reste stoïque et force ma respiration a ne pas s'accélérer . Déçue , elle me miaule quelques reproches et s'allonge contre moi ....et s'endort .
        A son réveil , je lui explique qu'il faut trouver le moyen
    de savoir ce qui se passe dans le "bunker" de C1 .
    - il faut absolument voir la cour intérieure , car la boulangère m'a dit que parfois il faisait beaucoup de bruit dans cette cour ...... quand arrivent les grosses voitures .....
    - Mélanie tu as raison mais comment faire
    - il y a ce vieux pont en ruines , qu'ils appellent le Pont des Carmes .....
    - tu es folle , tu as vu dans quel état il est ce pont , ces pierres ne supporterons pas notre poids .....
    - ton poids peut-être pas mais le mien si ......

        Le lendemain , nouveau ballet de voitures noires , nous partons vers le pont d'où on doit dominer la cour . Mélanie a revêtu une tenue grise , un vrai rat d'hôtel . Quelques pierres tombent sous ses pieds mais elle arrive rapidement en haut . Elle grimpe comme un chèvre , une vraie "cabrette" . Bien appuyée , couchée sur une sorte de parapet , elle sort les jumelles et regarde la cour de la cible ...... soudain des coups de feu claquent et des impacts de balles dessinent un ballet mortel autour de Mélanie .....
         J'ai compris , elle dérange un trafic soit d'armes , soit de drogue  .......elle arrive a se protéger en se plaquant sous l'arche en complet déséquilibre .....mais elle ne pourra tenir longtemps ainsi ..... je fonce a la voiture , récupère la Mat 49 ( pistolet mitrailleur ) , rafale la serrure de la porte de la cour et surgis a l'angle de cette cour , accueillit par une rafale d'arme automatique .
        Mélanie est sauvée , ils ne tirent plus sur elle , elle peut redescendre et dans la minute , elle appelle notre patron et la chaîne d'intervention se met en place .
        Elle me rejoint , après avoir pris une autre arme dans son coffre . Pour C1 et ses sbires , ce qui les protégeait , va devenir un piège pour eux . Les fenêtres de cette grande baraque sont protégées des intrusions et de la curiosité par de solides grilles , qui , bien qu'ornementales , empêchent les occupants de sortir . La seule issue est cette grande porte que nous tenons .
        Des motards de la douane arrivent les premiers , le copain de notre patron , Ministre de l'Intérieur , a réagit lui aussi au quart de tour . Bientôt , gendarmes et d'autres forces de police encerclent le bâtiment .
       
        Notre mission est terminée . Mélanie me saute dessus pour , en public , m'en rouler un qui me laisse sans souffle .......
    - elle est toujours aussi expressive me demande le Préfet , qui vient d'arriver ......
    - toujours !

        En rentrant a l'auberge , son propriétaire est revenu , entre deux gendarmes , c'était un des chauffeurs des grosses voitures . La patronne semble heureuse d'en être débarrassée ....... j'ai pas l'impression qu'elle lui portera des oranges  !
        Monsieur le Préfet ne s'est pas fait prié pour accepter l'invitation de l'aubergiste a un repas en notre honneur d'autant que Mélanie a changé sa tenue grise contre une mini-jupe du plus bel effet sur ses cuisses splendides . Monsieur le Préfet est un fin connaisseur .
       
        C'était donc un trafic de drogue , dont le chef C1 était , Comte , député , Président du Conseil Général , directeur adjoint d'une grande banque et neveu d'un membre important du gouvernement . Un monsieur "Bien" somme toute ....
         
        Je n'ai pu empêcher  "La cabrette du pont des Carmes" d'entreprendre , cette nuit , un autre escalade !     
        Ha , les femmes ....


    votre commentaire
  •     Je n'ai jamais su pour quoi on l'appelle le pont du diable car contrairement a ses homonyme de la région , lui n'a pas été difficile a construire . Vieux pont que certains disent romain mais qui me semble plus archaïque avec son parapet de pierres sèches comme la Borie ou je me réfugie souvent .
        Des petits lézards semblent jouer a cache-cache dans les trous des pierres . une petite fleur a même réussi a pousser dans cet environnement surchauffé . Mais sous le pont le torrent gronde , les eaux tumultueuses , filles d'orages sur le causse , font monter une buée insolite .
        Cette chute qui coupe le torrent a été crée par la ferraille d'un char léger qui avait oser s'aventurer dans cette gorge a la poursuite des résistants ...... a ma poursuite .
    Du haut du Rocher de la chèvre je l'ai vu basculer dans le lit du torrent , complètement démantibuler et les allemands , qui sont descendu , n'ont trouvé aucun survivant . Avec mon F.M , me sachant hors de portée de leurs armes automatiques , je les ai copieusement arrosé mais je ne suis pas allé aux résultats . Le mouchard ailé allemand ,le Feiseler Storch , qui me recherche approchant , je me glisse sous les rabougris , les petits chênes verts , et monte vers la borie du vieux berger . Il est mort depuis longtemps mais il m'avait instruit de cette borie particulière avant de mourir . Une vipère fuit a mon approche , puis une autre . Attention ou poser la botte . Mais je n'en ai pas peur ,les allemands si , et cela m'arrange bien .
        La borie se confond avec les roches alentour et seul le regard perçant d'un aigle ou d'un berger peut la déceler dans ce désert de pierres et de chênes verts . Aucun chemin visible n'y aboutit et les allemands ne sont pas des Commanches sur le sentier de la guerre . Et même leurs chiens dont plusieurs ont été mordus par les vipères ,ne veulent plus risquer leur museau pour rechercher ma piste .
        Mes parents ont joué la comédie en faisant croire aux allemands qu'ils ne voulaient plus entendre parler d'un voyou (moi) qui s'est évadé des camps de jeunesse du bon Maréchal . En 1944 , un tel individu , est recherché par les gendarmes et par les allemands car beaucoup de jeunes de ces camps sont passé à la Résistance .
        Le storch, ce salopard de mouchard ailé , se rapproche encore , il se doute que je suis sous le couvert des rochers et des arbres . Par moment j'ai l'impression de sentir les gaz de son moteur tant il passe bas . Tant pis pour lui , je ne suis pas un animal affolé , j'ai un dard bien plus dangereux pour lui que celui des vipères . Il est a la vitesse limite de décrochage , superbe proie pour mon F.M qui crache une rafale mortelle . Moteur en feu , il n'ira pas loin .
    Une violente explosion m'apprend sa fin dans la combe voisine . Un nuage noire s'élève et célèbre ma victoire .
        Le lendemain des bergers m'apprennent que les allemands ont parlé d'une erreur de pilotage ,ne voulant pas admettre qu'un homme seul , car ils pensent que je suis seul , puisse descendre un avion !
       
        C'est vrai que je suis seul depuis que mes cinq copains ont été tués par les boches, opération bâclée par un ami inconscient , dont je me suis sorti grâce au curé de la paroisse . Le Père Ibastou , un sacré basque de curé , qui vit avec sa bonne , a mon avis un peu trop jeune pour faire une bonne de curé . Mais c'est leur problème . La chair est faible . Mais Aguxtina fait tellement de bons pâtés que je ne cherche pas a savoir . C'est vrai que souvent je fournis le lièvre ou le lapin . Parfois aussi des cailles que j'attrape au trébuchet .
         Voila l'entrée de la borie , pour ouvrir la vieille porte en bois , il faut savoir appuyer sur la bonne pierre . Toujours un des secrets du vieux berger . Le pâté d'Aguxtina va faire mon repas du soir et je vais me cuire quelques ceps .Le vieux berger avait déjà remarquer qu'un courant d'air entraînait la fumée du foyer , souterrainement de l'autre coté de la combe dans un amoncellement de roche . Mystère des circulations d'air et d'eau , dans ce dédale d'avens , de résurgences , de grottes inaccessibles sauf pour quelques initiés .
        Deux mains sentant bon la garrigue , se plaque sur mes yeux et je sens un mouvement ondulant d'un corps de femme dans mon dos . C'est Maritchu , la soeur du curé , une gamine impossible , qui viens de fêter ses seize ans . Une fois de plus elle veut faire l'amour . Elle se plaque contre moi , ouvre son corsage ou sa poitrine est nue , prend ma main pour me faire caresser ses seins .
        J'ai beau me dire , j'ai beau lui dire , qu'elle est trop jeune . Un jour elle arrivera a ses fins . Je n'en peux plus de repousser mon désir . Ce soir encore nous sommes sexe contre sexe . Je la repousse un peu et je vois que son corsage est complètement ouvert , en reculant sa jupe courte descend sur ses cuisses .......
       
        Quand je me réveille il fait nuit , elle a du redescendre dans la vallée . Son frère n'arrive plus a empêcher ses escapades . Elle a le sang  des ses ancêtres , contrebandiers , qui courraient dans les Pyrénées , passant le tabac ....... leurs descendants vont bientôt , passer en Espagne , les gens qui fuient l'envahisseur teuton.
        Je me sens soudain une fringale a dévorer tout cru un sanglier comme celui qui est en train de déterrer des tubercules en grognant . Par change il n'est pas rentré dans  la borie car ces salopards ont tendances a tout saccager . Toujours en grognant il repart vers la combe voisine .
        Je réalise ce qui vient de se passer et m'en veux d'avoir cédé a cette gamine qui est devenue femme par ma faute . Je comprend que je vais être a sa merci car si j'ai cédé une fois il est évident que je céderais encore .
        Le Père Ibastou , n'a rien dit , Aguxtina non plus .....et pourtant tous les deux ont compris , le sang des basques a parlé ! Elle s'est confessée et avec quelques paters et avé maria elle a été absout . C'est pas plus compliqué me dit-elle en m'entraînant , ce matin , a nouveau dans l'ombre de la borie , pas a l'intérieur , non là sur le sol .......la petite femelle veut tout connaître !   

        Tout a coup le petit berger arrive essoufflé , Maritchu , toujours nue , n'est pas gênée , devant son regard admiratif . Elie dit-il , un peu affolé, les allemands ont fait venir une troupe de montagne pour te retrouver  , ils sont déjà dans la Combe Noire ......
    - T'affole pas de la Combe Noire a ici , ils en ont pour plusieurs heures . Tu redescends dans la vallée en emmenant Maritchu , tu sais ou passer .

        Nous avons beaucoup de mal a faire comprendre a Maritchu que je leur échapperais , plus facilement , seul !

        Je réfléchi vite et de la Combe Noire leur chef va déduire que pour pourvoir ratisser cette partie du Causse il faut l'atteindre par le col des Vents . J'y suis bien avant eux .Ma musette de grenades est lourdes mais mon pied est léger dans ces espadrilles basques traditionnelles . Je peux bondir d'une roche a l'autre sans déraper . Je n'ai pas amené mon F.M , je ne vais tout de même pas combattre de front l'armé allemande , représenté par une troupe de montagne .   
        Je les vois monter vers le col et les explosions commencent , mes grenades dégoupillées , calées par des petites pierres , pratiquement invisibles , explosent et tuent . La débandade est proche , ils refluent vers le bas de la Combe . Hors de leur vue j'ai le temps d'en placer d'autres .....et là , pas sur la piste mais les bas cotés . Et comme je pensais ils prennent les bas cotés .... puis après quelques nouveaux morts , ils arrosent , piste et bas côtés au F.M faisant exploser mes dernières grenades .
        Je reprend le chemin d'une cache ou je sais en trouver d'autres . je n'ai pas envie de tuer ces hommes courageux mais il faut qu'ils craignent le causse et ses abords . La résistance commence a les affoler . Ma sécurité dépend ce cette peur .Revenant sur le col , personne , un coup d'oeil sur la piste qui est plus exactement une draille , le chemin des moutons , personne non plus .   
        En fait , il redescendent vers la vallée , et emprunte le vieux chemin de l'Espérou ayant peur de dévaler , pourtant plus rapidement , par le pont du diable . Ils ne vont pas vite , portants morts et blessés . Combien reste-t-il d'homme valides , une quinzaine peut-être .
        Alors j'assiste incrédule a la fin de cette troupe , j'entend le bruit d'un F.M qui par rafales courtes , couche les valident un par un . Bientôt sur le chemin plus rien ne bouge . Un silence de mort , quelques râles peut-être .Je suis trop loin ..... Mais QUI , qui a bien pu faire ce carnage ? Il doit être drôlement bon tireur . Il m'a semble voir un silhouette , je sais qu'un nouveau groupe de résistant se cache dans les vieilles mines sous le Causse .
        Un homme monte vers moi en prenant beaucoup de précautions mais je l'ai vite décelé . Il est surpris de se voir plaquer a terre.......c'est un gars de Valleraugue .
    -vin diou , Elie tu m'as fait peur ...... et il me raconte .
    - le groupe a voulu venir t'aider puis après les avoir vus redescendre , les intercepter . Mais nous n'en n'avons pas eu le temps , le gars au FM les a assaisonner .
    - alors si c'est pas vous c'est qui  ?
    - j'en sais rien , nous avons trouvé l'endroit ou étais le tireur avec un tas de douilles..... ce qui est sûr c'est qu'il est en espadrille comme toi .
    - un berger ?
    - non , ils n'ont que des vieux fusils de chasse .
    - toi tu connais la Borie , allons boire un coup ......
       
        Le gars parti , je m'allonge un peu .....et me redresse brutalement . Mon FM n'est plus a sa place . C'est lui a tiré , qui a pu le prendre le transporter au Rocher de la Chèvre pour tirer . Il faut de la force et un sacré sang-froid  Et puis le tir était d'une telle précision.....mais qui ?
        Qui connaissait l'existence de ce F.M ? Les bergers c'est sûr , quelques résistants du groupe voisin mais ni les uns ni les autres ne se promène en espadrilles .
        C'est tout de même pas Maritchu, je ne l'ai jamais vu tenir une arme , trop frêle , un FM ce n'est pas une carabine . Alors son frère , le curé basque , les espadrilles .... pourquoi pas , il connaît bien la Borie et sait ou je cache cette arme . Toute la journée , j'ai interrogé tout ceux que je crois capable d'un tel exploit . J'ai vite fait le tour et je suis énervé de ne rien savoir de ce tireur . En rentrant a la Borie ,le FM est revenu...... Ainsi dans cette serre , comme on appelle la montagne en Cevennes , un individu se permet de rentrer dans mon nid de pierre , de subtiliser une arme de guerre , s'en servir , la remettre en place.....tout cela a mon insu . Je ne lui en veux pas de cette action mais je veux savoir qui il est .

        Maritchu , sans un bruit , me surprend a mon réveil . Nous faisons l'amour.....
    - il parait qu'on a tiré avec ton F.M , tu as tellement fait de foin que même la Commandatur , qui est entrain de se replier sur la plaine , est au courant . Ils rejoignent une division blindée qui monte vers la Normandie..... il parait que les alliés ont débarqué !
    - vite Maritchu , au Rocher de la chèvre pour voir la plaine .
        Nous accédons au sommet par un chemin qu'elle me fait découvrir . Elle file comme une cabrette dans ces rochers , dont elle connaît  le moindre cheminement , ou nos espadrilles sont a l'aise . J'admire son aisance et sa force pour se hisser sur le belvédère naturel qui termine le Rocher de la chèvre .
        Et si c'était elle ? Et si c'était le fameux tireur ? Dans ma tête l'idée fait son chemin .....son sang froid en toute circonstance ...... sa lucidité ...... sa force ......sa connaissance parfaite du causse et des serres qui l'entourent ..... Non elle , si féminine , si capable d'amour , ne peux avoir tué de sang froid......et puis ou aurait-elle apprise a tirer , a manier cette arme de guerre ?
    Mais des souvenirs remontent subitement , un jour elle s'est amusé a nettoyer le F.M que je venais de démonter devant elle , de plus , a force de me voir faire , elle a su le remonter . Un autre jour , elle avait voulu savoir , par curiosité , comment on visait , et la courte rafale que je lui ai laissé tirer sur une gamelle entre deux rochers .... Non , c'est pas possible !
         Dans la plaine les chars se divisent en plusieurs colonnes pour éviter les chasseurs alliés qui les menacent malgré la flak , la fameuse DCA  allemande . Aucune ne passera a proximité , aux groupes F.T.P  voisins de faire leur boulot .
    - déçue gamine ,tu pourras pas faire un carton !
    - que veux-tu dire , je ne sais pas tirer ..... tu ferais  mieux de me faire l'amour .....
    - après m'avoir dit la vérité.....en lui caressant un sein .
        Et comme je la menace de ne plus la caresser si elle ne dit pas la vérité ......
    - et bien oui c'est moi . Au pays Basque ,ou je suis née , à huit ans je savais déjà tirer .Je suis descendante de contrebandiers . Je sais marcher dans la montagne . J'ai eu peur pour toi . Je ne voulais pas tuer mais les faire fuir  . Mais sachant ce qu'ils viennent de faire a un village des Corbières . Quand j'ai eu une première silhouette dans le viseur , j'ai tiré , tiré , tiré , la haine , sentiment que je ne connaissais pas avant , a fait le reste ......
    - et tu as tiré froidement , par courtes rafales , comme un vrai soldat .....comme un homme ......
    - pardon , pardon me dit-elle en pleurant sur mon épaule ....
       
        Le soir elle s'est confessé de tout a son frère , curé et frère , les deux ont pardonné avec quelques paters et avé maria pour le curé et un baiser sur son front pour le frère .
        Et dans le soleil couchant , il a regardé sa soeur , monter vers ma Borie , avec un petite larme dans l'oeil . Il a regardé s'éloigner une femme , un combattante . Et en rentrant dans son presbytère , il s'est dit que tant que la France produira des êtres de cette trempe , on peut espérer en l'avenir .

        Aujourd'hui , en 2010 , dans cette belle maison familiale du Pays Basque , assis face a la montagne , une couverture sur les jambes , je sens le parfum de Maritchu qui vient s'asseoir a coté de moi .
       
        Elle m'avait dit , nous vieillirons ensemble .

        La-haut , dans la montagne , un berger appelle notre petite fille , une belle plante de seize ans.....
       
        Tu te souviens Maritchu ......

     Ecrit par moi pour honorer une ami basque.


    3 commentaires

  •     Ce matin là , comme d'habitude , parti très tôt pour éviter les ralentissements de l'A1 a la Porte de La Chapelle ( l'accès nord de Paris pour ceux qui ceux qui n'ont jamais humé les gaz de voitures sous le Tunnel du Landy ) je gare ma GTS dans le parking St Lazare . Toujours au 3eme sous-sol ....pourquoi le troisième....aucune idée , une lubie comme une autre .
        Sept heure , je descend tranquillement la rue de Londres que la benne a ordure remonte , quand je remarque , du trottoir d'en face , une lueur qui se déplace dans nos locaux au troisième étage . Le jour se levant a peine cette lumière est bien visible...... le veilleur de nuit ? Non a cette heure-ci il est parti . Et puis j'ai pas encore pris mon café et je ne réfléchis bien qu'après mon café .
        J'atteint mon bar préféré dans une ancienne boulangerie-pâtisserie dont le patron avec beaucoup d'imagination l'a appelé " Le bistro du Boulanger ". Les patrons sont deux frères dont l'un est homosexuel et l'autre pas du tout . Mais le plus marrant des deux c'est Bertrand l'homo !
        Toujours le sourire aux lèvres , connaissant ses clients , des habitués et exagérant son style homo dès qu'un homophone point le bout de son nez .
    - salut Jean , t'as vu mon petit corsage fleuri ! .... et fait une grimace en me désignant du menton l'homophone de service , un DRH d'une boite de la rue .
    - mais tout est tout mignon mon Bébert je répond en rentrant dans le jeux .
        Je vous dis pas la gueule de l'homophone , bc/bg , sortis tout droit de chez Brummel , le magasin chic de la rive droite . Le Bertrand n'a rien d'un mignon et s'il ne faisait pas le clown , personne ne penserait qu'il est homo . Un mètre quatre-vingt , tout en muscle , ancien sportif de haut niveau , il vaut mieux être son ami que son ennemi . Disons qu'il impose le respect !
    Pendant qu'il prépare mon grand crème avec trois croissants , il me raconte qu'il a vu une lueur qui se déplaçait au niveau du troisième étage , en passant , ce matin avant d'ouvrir le bistro .
    - le gardien Bebert .....
    - non ton gardien a une énorme lampe qui éclaire jaune or  ce que j'ai vu était blanc laiteux comme le lait que j'ai mis dans ton crème .
    - que tu aurais du mettre ...... c'est le beau Monsieur qui te trouble pour oublier le nuage de lait habituel ......
    - idiot !
        
        Mais le beau monsieur fait de plus en plus la gueule , se brûle la "goule" , comme disait ma grand-mère , pour avaler son petit noir et fuir ce bar . Les copains , qui , comme moi ne sont pas homosexuels , sont hilares . Nous l'aimons bien  Bertrand  . Les deux frères s'entendent a merveille et l'ambiance dans ce bar , rendez-vous des cadres des compagnies d'assurance qui l'entourent , est pleine de bonne humeur .
        En arrivant a mon bureau , Aline ma secrétaire , m'apprend que les tiroirs des bureaux des femmes , ont été visités . Petite monnaie pour la machine a café , bonbons , chocolat et même me dit-elle en riant , des préservatifs , ont  disparus .
        Je lui raconte ce que j'ai entrevu ainsi que Bertrand et cela ne la rassure pas car parfois elle reste tard le soir pour terminer un rapport urgent .
    - Jean , je ne resterais plus le soir au bureau    s'il y a un fantôme qui circule dans l'immeuble .......
    - mais c'est sans doute pas un fantôme , seulement un pauvre type qui se glisse dans l'immeuble dans le dos du gardien .
    - je ne resterai que si tu reste avec moi ....
    - alors là on va faire jaser !
    - hé ....dit-elle avec un sourire
    - Aline tu n'as pas honte , ton mari est mon ami ......
        Elle passe une petite langue coquine sur ses lèvres et quand elle fait cela , elle allume dans les regards de mes collègues des lueurs de prédateurs . On peut-être assureur mais pas tellement assuré devant cette belle plante qui ballade son avantageuse poitrine dans un corsage qui a la faculté d'oublier les trois premiers boutons .Et le parfum d'Aline n'a rien a envier au N°5 de Chanel .
        Alors quand son corsage s'ouvre sous ton nez t'es a la limite de l'apoplexie avec en plus la vision d'un balconnet  et de deux beaux fruits émergeant d'une fine dentelle noire . Je me demande ce que je pourrais faire si , sur cette terre , il n'y avait pas de femme ! Bon d'accord , s'il n'y avait pas de femme , il n'y aurait pas d'homme non plus .
        M'enfin........

        Ces petits larcins ....pas graves , peut-être tout simplement le fait d'un membre du personnel ....indélicat !
        Oui mais voila cela a continué et plusieurs personnes ont vu , de la rue , cette clarté laiteuse se promener dans les étages , la nuit ! D'autres immeubles de bureaux ont été également visités et bientôt on entend raconter a voix basse qu'il y a un fantôme dans la rue de Londres .
    Et maintenant dés qu'un objet disparaît, c'est le Fantôme !
        Les DRH de la rue ont fait appel a des sociétés de surveillance spécialisées pour doubler la surveillance nocturne . Ces rambos aux allures patibulaires font beaucoup plus peur a quelques employées travaillant tard le soir et des femmes de ménages , les fameuses techniciennes de surface , refusent de travailler tant que le jour n'est pas levée .
         Mais les vols continuent , le Fantôme se fiche pas mal de la mobilisation générale . Bizarrement il ne s'est jamais attaqué aux quelques coffres forts contenant de l'argent et dont la vétusté ne les rend pas inviolables.
        Et maintenant même pour un dossier déclassé .....c'est le Fantôme .....je suis mort de rire .
        
        Ce soir pour terminer un rapport urgent Aline est resté avec moi . Elle n'a pas son corsage coquin habituel mais un pull léger qui la rend encore plus sexy . D'autant plus qu'elle s'appuie sur mon épaule pour me désigner un signe graphique qu'elle ne comprend pas et je sens un mamelon bien libre .
    - dis dont , t'as pas de soutif la dessous ......    
    - non mon bébé !
    - Aline je ne suis pas ton bébé , arrête d'essayer de me vamper .....
     Seul un grand éclat de rire me répond ... qui se fige tout de suite  , car , comme moi , elle a entendu un bruit a l'étage au dessus ......
    - raccompagne moi a ma voiture , je m'en vais , j'ai peur ......
    - mais Aline , je suis là , nos allons monter ensemble voir ce que c'est ......
        Rien a faire , elle s'accroche a moi , elle tremble et je suis bien obligé de la rassurer en la menant a sa petite "4L"
    stationnée dans la rue car elle a peur des parkings souterrains .

        Rentrant dans mon bureau , j'aperçoit au même étage par la fenêtre sur la courre intérieure une lumière blanche qui se déplace . Je fonce dans le couloir de communication et j'entend une galopade , comme une fuite . Si c'est le fantôme , il est vif , léger mais c'est pas un ectoplasme ......
    Mais il ne savait pas que la porte sur l'escalier annexe était bloqué . Il est coincé et je vais enfin connaître ce gugus .....passé le coude de la galerie , je le vois ! Non , je "la" vois , petite bonne femme qui a peur , petite fille sans défense qui met son bras devant ses yeux comme pour se protéger .
        Je la calme , lui explique que je ne lui veux pas de mal et lentement elle baisse son bras et je vois le visage de ce fameux fantôme .
        Elle est belle , avec de grands yeux noisettes , sans maquillage , ses cheveux blonds vénitiens dépassent de cette capuche blanche , brillante , comme le reste de cette tenue qui lui couvre entièrement le corps . Ses petits seins semblent vouloir percer le tissus léger a chaque respiration . A ses pieds un lampe émet encore cette lumière blanche , laiteuse , une lampe qui se recharge automatiquement en tournant une petite manivelle .
        Et soudain une idée folle me traverse l'esprit .....et si je ne disais rien , et si je la laissait repartir , continuer sa petite vie nocturne ......c'est dément cette réflexion !
        Oui ,  mais a condition qu'elle m'explique tout . Elle sourit , me prend par la main , et m'entraîne vers les combles de l'immeuble . Sa main glisse sur une moulure et la vieille porte d'un local condamné depuis des lustres s'ouvre sans bruit . A l'intérieur de ce local qui pour une raison que j'ignore ne figure même pas sur les plans des services divers , a l'intérieur de ce local ignoré de tous c'est la caverne d'Ali Baba , divan gonflable , lumière tamisée , murs recouvert de tissus-velours ...... table de camping .....et un tas de cordage !
        Elle me raconte ........ je la laisse vous raconter sa vie .

        Un matin , le directeur sous un mauvais prétexte , me signifie mon congé . Coup monté par lui et son DRH , ayant refusé les avances de ce deux machos . Ayant été expulsée du studio de mon ami , partis sans laisser d'adresse , je suis sans travail et sans logis . J'avais remarqué lors de mon stage, en étudiant les plans de l'immeuble pour établir le schéma d'évacuation en cas de feu , la présence de ce local ignoré de tous . Cette pièce avait été aménagée par l'ancien propriétaire des lieues , pendant l'occupation allemande pour cacher des juifs .
        Je retrouve le système d'ouverture et je vais occuper ce local en l'aménageant .....luxueusement ..... en me servant la nuit sur les chantiers d'aménagement des bureaux . C'est dans un magasin de jouets et de travestis que je découvre cette tenue qui reflète la lumière blanche de cette merveilleuse petite lampe .
        Tout en parlant , elle se débarrasse de la tenue du fantôme , et nue , sans aucune gène , revêt un déshabillé qui ne l'habille pas vraiment . De longues jambes , des cuisses superbes , s'échappe de la dentelle quand elle s'allonge sur le divan . Elle prend ma main et me fait asseoir a coté d'elle .
    Puis elle continue et je me rend vite compte qu'elle est une devenue une voleuse de génie . Qu'aucune serrure ne lui résiste et qu'elle se déplace la nuit par les toits . Alpiniste chevronnée , ses ballades nocturnes lui permettent de vivre confortablement . Le jour elle sort de sa cachette et jamais personne n'arrêtera cette belle plante si chic dans son tailleur Chanel...... volé bien sûr ......qui emprunte avec assurance l'escalier d'honneur!
        Au bar de l'Hôtel le plus chic de Paris , on s'efface devant la Comtesse de Morlass . Un nom qu'elle a trouvé dans une vieille revue en langue anglaise . Bizarrement une de mes tantes , lointaine ancêtre , était devenue Comtesse de Morlass , ayant épousé un banquier anglais .
    - tu sais je fais très attention de ne laisser aucune trace de mon passage et par la lumière mouvante de cette petite lampe je créé l'inquiétude ....ma meilleure défense ... tu es ma première erreur , il n'y en aura pas d'autre .....
    - je ne dirais rien de ta présence mais dis-moi au moins ton véritable nom .....
    - appelle moi Esméralda ..... dit-elle en riant . Puis elle m'attire a elle et dans mon dos je sens deux petits seins dont les pointes son déjà durcies par le désir .
        Chut , le reste c'est notre secret .
        
        Personne n'a jamais trouvé le fantôme de la rue de Londres pourquoi a-t-elle eu immédiatement confiance en moi ? Elle n'en sait rien elle-même ....c'est comme un coup de poker !    
        
        Une certaine Esméralda de Morlass vient de faire assuré les locaux de son Officine de Défense Contre le Vol ...... ha , ha , ha ...... Aline n'a pas compris mon hilarité a l'annonce de cette nouvelle cliente !

        Plus de fantôme dans la rue de Londres mais parfois le soir une petite main effleure la moulure ....c'est notre secret , cela restera notre secret .
        L'amour avec un fantôme , c'est tout de même pas banal .


    5 commentaires
  •     Cela aurait pu être un conte de fée , la fille était belle ,le garçon charmant , la source chantait et le soleil enchantait le sous-bois ou les jonquilles venaient de fleurir !
        Le parc du château de Monsieur de Vallempré était un lieu idéal pour accueillir un amour naissant . Son fils , Luc , venait de se fiancer avec Giséle Pardieu , une roturière mais tellement belle que nul n'avait pu avoir , dans la famille ,  le courage de faire remarquer cette mésalliance . Nul , pas tout a fait car une lointaine cousine , de la branche Picarde , Mélanie de Ponpetit , lorgnait depuis longtemps , le beau Luc . Déjà lorsqu'elle passait ses vacances de collégienne au château , Luc , de deux ans son aîné lui pelotait les seins dans la vieille serre au bout des jardins . Elle ne disait rien mais n'aimait qu'il lui prenne la taille par derrière et lui fasse sentir sa virilité . Elle ne disait rien mais elle pensait qu'un jour elle sortirait de l'église , a son bras , sous une pluie de riz .
        Seulement Luc avait trouvé l'amour , physique , avec la femme d'un militaire , spécialiste des théâtres d'opérations lointaines , a moitié espion , qui ne rentrait chez lui que deux ou trois mois par an  . La belle occupait a l'autre bout du village , une "Folie" datant d'un siècle passé et remise en état avec goût . Riche héritière ,ce n'est pas son militaire de mari qui l'entretenait et cela lui donnait une liberté qu'il admettait . Il se savait cocu mais savait aussi que lorsqu'il rentrerait ....plus tard ...... il n'aurait pas de soucis d'argent .
    Elle lui avait même précisé  que si un jour ils se séparaient , elle lui verserait une rente . Donc cocu mais cocu heureux .
    - c'est la situation que tu vas trouvée me dit mon patron .....
    - dit Gérard , c'est encore une histoire de Q cette mission c'est pas très drôle .....
    - écoute Jimmy , Jimmy le para , as-tu remarqué que les missions qui semblaient les plus simples , étaient souvent compliqués et surtout dangereuses ...... alors de quoi vas-tu te plaindre , toi qui aime le mouvement ......
    - mais c'est quoi ma mission.....
    - c'est de trouver , le ou la ou les , qui rende la vie impossible a Luc depuis qu'il est fiancé avec la belle Gisèle . Pneumatiques crevés , attaque par des chiens errants , jamais vus dans le village ou aux alentour , pot d'échappement bouché , frein de parc désérré dans une rue en pente , énorme branche qui tombe sur son capot dans l'allée du château et bien d'autres accidents aux raisons  inexpliquées ......
    - et quel est mon alibi pour , je suppose , rentrer dans la vie du chateau ......
    - tu seras le cousin ,missionnaire au Gabon , que personne ne connaît au château sauf André de Vallempré ,le père de Luc .....voila des document sur le Gabon et la vie du Frère Jean ,le cousin en question.......
    - Mais Gérad c'est pas possible je ne suis pas croyant , je ne connais rien de la religion et de ses us et coutumes et je ne sais même pas dire une prière ....
    - pas grave tu as huit jours pour te préparer sauf si les gendarmes locaux trouvent le ou les responsables .....et dans cas plus de mission ....mais n'y compte pas trop car le papa m'a expliqué que ces gens là ne sont pas des aigles !
    Pendant huit jours Ninette a rit de mon embarras a trouver le ton d'un missionnaire et ne pas m'empêtrer dans ces habits pas très confortable . Pour tout arranger , les sandales , pieds nus , j'arrête pas d'éternuer .
    Depuis ce matin , très tôt , je suis au château et comme je m'y attendais , au petit déjeuner le père de Luc m'invite a dire le bénédicité...... et boudi , j'arrive a être convaincant !     Jean dit André , oublie un peu que tu es missionnaire et comme pendant notre enfance nous pouvons nous tutoyer .
    - Merci André , je vois que le rigorisme de nos parents a disparu.....                                                                      
    - et oui oncle Jean , si tu le veux bien nous allons oublier le missionnaire pour ne garder que l'oncle dit Luc en riant ......
        Jimmy est soulagé , il sent qu'aucune erreur religieuse ne sera relevé mais il sent comme un malaise entre Gisèle et Mélanie .
       Il fait le tour du domaine avec André qui lui fait part de ses inquiétudes . La fameuse branche a été sciée de façon qu'une simple pression la fasse tomber précisément sur  ou devant le capot de la voiture . Tous les autres incidents , malgré leur gravité apparente n'étaient pas fait pour tuer mais pour faire peur , pense André .
    - je te donne ce passe qui te permettra de circuler dans tous le domaine dont toutes les serrures ont été changées il y a 3 mois ...... par prudence .
    André au repas du soir me propose que pendant cette "permission" en France je revête des habits plus pratique pour mes promenades dans la Région ....... quelle aubaine ......je ne vais plus avoir froid aux pieds .
        En rentrant dans ma chambre , je trouve un costume de chasse , chaussures souples et pas bruyantes ,décidément André pense a tout , au moment de l'essayer ....... un rire provenant d'un porte de communication......me fait découvrir une Mélanie enveloppée dans une robe de chambre qui ne cache pas tellement ses charmes .
    - mademoiselle vous êtes dans la chambre d'un homme d'église et  .......
    - et rien du tout Jimmy le Para , je t'ai reconnu tout de suite . J'ai un petit magasin de mode a l'entrée de la rue de la Roquette ...... et qui ne connaît pas Jimmy le para a la Bastille ..... j'ai compris ce que tu viens faire ici et au besoin je t'aiderai......
        Elle se dirige vers la porte de la chambre ou elle tire un verrou...... et voila personne ne nous dérangera dit-elle en laissant glisser la ceinture de la robe de chambre ....je vais t'instruire des dessous de cette belle harmonie apparente !
    - pour le moment ce sont surtout tes dessous......
    - t'inquiète pas , Ninette ne le saura pas ..... en posant sa bouche sur la mienne    !
    Ma robe de moine ne résiste pas longtemps a ses mains expertes et nous sommes bientôt tous les deux comme Adam et Eve .......dans un paradis bien réel . Vers une heure du matin elle m'entraîne a la fenêtre de la chambre . Deux ombres se dirige vers l'étang , plus exactement vers la vanne au dessus de la rivière . Malgré notre désir d'amour , nous nous habillons prestement et nous nous dirigeons vers la vanne . A ce moment j'entend comme si on débouchait une bouteille . Nous plongeons tous les deux . Je suis surpris du réflexe de Mélanie mais la balle qui vient de miauler a nos oreilles nous apprend que ces individus ne rigolent pas .
        Toutefois nous les voyons fuir vers le parc puis se rabattent sur les communs ou ils disparaissent . Inutile de risquer de nouveaux coup de feu . Nous retournons dans ma chambre .
    -Mélanie ou as-tu appris un tel réflexe , pourquoi  ...... tu avais reconnu le bruit d'une arme a feu avec silencieux ?
    - je lis beaucoup de romans policiers .......
    - je ne te crois pas , ce que tu m'as appris de la vie de cette maison suppose une enquête discrète qu'un professionnel comme moi apprécie...... qui es-tu Mélanie ?
    - la cousine de Luc et même Ninette connaît mon magasin ou elle achète ses déshabillés que tu apprécies tant ......
    Au matin , elle avoue que sa boutique est un paravent a une autre activité , mais elle se sauve avant que le jour soit vraiment levée . 
        Alors c'est quoi cette souris ..... je ne vais tout de même pas encore tomber sur une "espionne" sortie d'un service de barbouzes ....
        Petit déjeuner sur la terrasse , tellement il fait bon ce matin mais , même habillé normalement , j'en suis pour un bénicité sous l'oeil , que je trouve goguenard , de la belle Mélanie . Dans ma tête , remise en état avec trois cachets d'aspirine , mes pensées tournes comme les boules du loto
    sauf que je ne trouve pas la gagnante . C'est pourtant bien la cousine de Luc , elle a réellement une boutique près de la Bastoche , mais elle fouine dans le dessous de la maison comme un vrai flic . Alors c'est qui cette souris ?
       - frère Jean puis-je vous accompagner dans votre promenade , je vous ferais découvrir les trésors de ce parc 
    - mais oui Mélanie ....... je peux vous appeler Mélanie .....oui bien sûr ..... ne sommes nous pas de la même famille lui dis-je sur un ton inquisiteur !
    - oui frère jean ..... en passant le bout d'une petite langue coquine sur ses lèvres  .
    Heureusement personne ne regarde . Nous arrivons a la vanne sans nous presser . Les traces sont évidentes , les inconnus , cette nuit , cherchaient a remonter le tablier de la vanne , pour inonder la pelouse devant le château . Le petit déversoir n'allant plus à le riviere . Une fois de plus , c'était sans danger réel , au plus , nous pouvions prendre un bain de pied au petit déjeuner .
        Mais j'allais avoir une autre surprise . Mélanie m'entraîne dans le parc sous l'arbre de la fameuse branche Regarde dit-elle , il y a le trait de la scie puis vers le haut comme la trace d'une petite explosion et c'est pas tout . Un fil devait relier un petit explosif placer sous la partie qui tenait encore a l'arbre , au buisson que tu vois  a proximité . Le sol portent les traces du camouflage du fil maladroitement effacées ainsi que celle d'un stationnement d'un ou deux individu . Facile a reconstituer ,allumeur ,  explosion et chute de la branche a l'instant précis pour ne pas tuer !
        Je la regarde , stupéfait , décidément cette fille doit sortir d'une école particulière pour connaître tout cela . Mais son petit short en haut des cuisses et ce petit débardeur qui laisse déborder par moment ses seins , ont tendance en m'embrumer l'esprit et fausser mon jugement .
        Mais c'est qui cette souris ?
        Nous revenons par l'étang et dans la cabane de l'affût , elle me ressert sa symphonie amoureuse dont je suis le chef d'orchestre ...... et oui faut la baguette du chef !
    Après cet intermède qu'elle juge absolument nécessaire et devant mon insistance , la belle m'avoue appartenir a une agence spécialisée mais refuse absolument de me dire laquelle . Elle me précise qu'elle est réellement en vacances . Toutefois elle a enquêté sans rien dire a personne ....sauf moi .
    Nouvelle surprise ce soir au téléphone avec Gérard .
    - Jimmy tu pourra , bientôt , t'appuyer sur ta future nouvelle collègue qui sort d'un stage commando  , l'ex- capitaine Mélanie de Ponpetit qui a démissionné de l'Armé , ne supportant plus la discipline , même a son niveau .
    - tu répond pas Jimmy .......
    - t'es pas gonflé de m'avoir mis cette fille dans les pattes sans me prévenir......
    - comprend pas , elle n'est pas encore en activité.......
    - tu vas me dire que tu ne savais pas qu'elle était la cousine de ton client et qu'elle passait une sorte de permission libérable au château .......
    -  savais pas .....ha ha ha ...... et tu t'es déjà appuyé dessus .....ha ha ha ...
    - non couché !
    - donc les présentations sont faites , travaillez bien !
    André et Mélanie , mis totalement au courant de la situation , même agence , mêmes buts , André ajoute ...
    - c'est parfait , vous allez pouvoir coopérer étroitement .....
    - tonton , c'est déjà fait dit Mélanie dans un éclat de rire ....
    En sortant du bureau d'André je remarque que son épouse nous regarde bizarrement . Depuis mon arrivée au château , mes relations avec cette femme sont plutôt froides . Elles le sont aussi avec Mélanie a qui implicitement elle reproche de serrer Luc de trop près . Elle lui rappelle souvent que son père , le Marquis de Ponpetit est ruiné . Mélanie lui répond sèchement qu'elle envisage de supprimer la particule de son nom  et que l'Armée lui a appris a se débrouiller d'autant plus que sa petite affaire de lingerie est florissante ......
    - c'est tout de même pas très honorable de gagner de l'argent en habillant les putains ..... dit la maîtresse de maison ....
    - ma chère tante lui réplique Mélanie    , les plus grandes putains n'habitent pas la Bastille mais le seizième, Neuilly  ou Versailles ......
    La tante pique du nez dans son assiette .....elle vient du seizième et une de ses ancêtres a été favorite , en second, d'un grand roi . Les putains dans sa famille on connaît .
    La soirée sent l'orage..... et le vrai éclate , violent , hurlant ,coupant la lumière dans le château .
    Le vent hurle dans les branches , la pluie fouette la façade , zébrée par les éclairs qui se succèdent , c'est fantasmagorique et une porte cochère dans les dépendances bat violemment ajoutant un tempo régulier aux bruits de l'orage . Les occupants du Château , se regardent sans rien dire , Gisèle , blottie au fond d'un fauteuil , sursaute a chaque coup de tonnerre . Luc tente de la rassurer en lui passant doucement la main dans ses beaux cheveux . La peur de l'orage semble gagner la mère de Luc qui ne pense plus a reprendre ses commérages sur la famille de Mélanie . Cette dernière se rapproche de moi et brutalement m'embrasse fougueusement et personne ne semble s'en étonner . L'orage redouble de violence et dans un craquement sinistre la porte battante s'arrache de ses gonds .
        Une fenêtre du petit salon s'ouvre sous la poussée du vent , qui brise dans bruit épouvantable la collection de porcelaines de Saxe et de Sèvres mélangés . La double porte du salon ne résiste pas non plus et l'haleine de l'orage emplit la pièce . Gisèle s'évanouit mais Mélanie veut faire l'amour avant de mourir me dit-elle a l'oreille .
        Soudain c'est le calme.....  seul le bruit de la claque d'André a la pauvre Gisèle ....... pour la faire revenir a elle . Ce qu'elle fait en hurlant . Mélanie retire a temps sa main de mon entre-cuisse au moment ou la lumière revient . A ce moment , personne s'est encore aperçu de la disparition de la mère de Luc ,qui est Comtesse Gertrude de Beauséant .
        André n'est pas affolé . Personne n'est affolé .......quand un horrible cri jaillit dans la pièce a coté .....Gertrude est évanouie au milieu des débris de porcelaine , l'héritage de son grand-oncle ,  Ludovic du Bois des Etangs .......Quelle famille me dis-je en remontant vers ma chambre . Nouveau cri ,mais de colère , de Mélanie qui hurle dans le couloir des chambres  ....
    - la salope ,elle a fait refermer et clouer la porte de communication avec ta chambre !
    Je calme Mélanie en la couchant sur mon lit .......
    - c'est pas grave , t'es toujours dans mon lit !
        Pour nous deux le reste de la nuit sera sexuel !
       Au matin , dans le petit salon , je découvre que le système de fermeture de la fenêtre  avait été trafiqué et que le vent n'avait pas eu de mal a l'ouvrir .
    - ça ne devient vraiment pas drôle dans cette baraque me dit Mélanie qui a revêtu une tenue de rat d'hôtel qui laisse a droite supposer la présence d'une arme . Revêtu ,d'une même tenue , qu'elle avait gardé de son amant durant son stage commando , nous quittons ma chambre . Par prudence je prend mon Luger qui était dans ma valise et la suit avec une forte lampe électrique ....On ne sait jamais !
        Nous entreprenons de visiter les communs et les caves du château . Dans une des  granges , une vieille porte au fond d'une cave intrigue Mélanie . En effet de nombreuses traces mènent a cette porte pourtant condamnée . Et la rouille sur la vieille serrure ainsi que sur les gonds semble être en réalité un simple camouflage . Un certaine brillance sur une vieille pierre me pousse a appuyez dessus , elle s'enfonce et permet ainsi d'ouvrir la porte .
        Pas de grincement , elle est bien huilée et doit servir souvent . Avant de nous engager dans ce souterrain je bloque la porte en partie basse . Surprise , le sol est dallé mais cela ne date pas des siècles passés . Et nous ne sommes pas dans un vieux souterrain , la paroi et la voûte sont en béton . Propres , nettes , cela n'a rien  de moyenâgeux . Nous marchons pendant un bon kilomètre en surveillant , moi le sol , Mélanie le plafond , pour éviter tout piège . Et je me dis que nous allons former une sacrée équipe avec le capitaine Mélanie de Ponpetit .
        Le souterrain fait un coude et brusquement la lumière d'une pièce filtre sous une simple portière .......en drap de velours , me chuchote Mélanie a l'oreille . En même temps elle sort un pistolet Berreta de son déguisement et entrouvre avec prudence la fameuse portière . Nous débouchons dans une grande salle en pierres avec une voûte superbe éclairée indirectement par des projecteurs . Des inscriptions sataniques sur tous les murs . Nous comprenons vite que nous sommes dans une salle de réunion d'une secte .
        Une sorte d'autel , recouvert de velours rouge , occupe le coté gauche de la pièce , des vasques en pierres dont je ne vois pas bien l'usage , l'entoure . Le reste de la salle est nu sauf l'espèce d'estrade ou nous sommes , entourée également d'un rideau ...... de velours rouge avec un petit escalier en pierre qui donne accès a la salle .
        Brusquement les gros projecteurs s'éteignent et d'autres derrière les piliers , répandent une colorations rouges sur les parois , seul l'autel reste éclairé et nous voyons une femme entièrement nue s'y allonger . Mélanie me chuchote - c'est la belle de la "Folie" , la femme du militaire cocu !
        Heureusement nous sommes dans l'ombre et suffisamment loin de l'autel pour pouvoir chuchoter sans être entendu . 
        Une musique violente , lancinante et métallique , éclate ,avec l'entrée de deux hommes nus également . Ils embrassent toutes les parties du corps de la fille . Puis elle descend de son perchoir et se fait sodomiser par chaque homme .
        Avec prudence nous pensons a repartir quand nous voyons apparaître une deuxième femme , nue également et  surprise ........ c'est la mère de Luc !
    Revenus au château nous réfléchissons a la situation et nous décidons d'attendre Gertrude a la sortie du souterrain .
    - ma tante il va falloir nous expliquer lui dit Mélanie en pointant vers elle son pistolet .
        La Gertrude de Beauséant tremble comme une feuille et s'assoit sur un vieux banc ......... elle confesse .... tout !
    La secte satanique est dirigé par la propriétaire de la "Folie" qui a découvert que le château était bâtit sur une motte féodale qui avait été le lieu d'une apparition satanique et devenue un lieu sacré pour les adorateurs du diable .
        Elle avait voulu racheté le château pour y  installer la secte mais André n'avait jamais voulu vendre . Pour le faire vendre elle a imaginé cette succession d'accidents qui sans vouloir tuer pouvait décider André a se séparer de ce château maléfique .
    Explication simple mais incroyable pour le commun des mortels . Gertrude faisait partie de la secte depuis longtemps .
         Coup de fil a Gérard , puis a la gendarmerie , arrestation de la belle de la "Folie" mais Gertrude n'a pas été inquiétée . Elle a tout de même été obligé par André d'aller se "reposer" dans un couvent .
        Les suites judiciaires ne sont pas notre problème ma belle Mélanie ....nous formons une belle équipe tout de même .
    Et je suis rentré a la Bastoche mais Gérard a évité au maximum de nous faire travailler ensemble .
    - Jimmy me dit Ninette , Mélanie m'a dit que vous aviez fait une super-équipe et elle m'a fait 50 % sur ce beau déshabillé ........
         Ha les femmes.  Fin...


    2 commentaires